Fausse couche : Que dire et faire pour soutenir une femme

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Une femme sur quatre vivra une fausse couche au cours de sa vie. Mais souvent, elle n’en parle pas autour d’elle. Et quand elle le fait, l’entourage ne sait pas toujours comment réagir. Silence gêné, phrases maladroites… 

La fausse couche est un arrêt de grossesse naturel plus ou moins précoce. Pour beaucoup de femmes, c’est une épreuve douloureuse mais souvent minimisée et mal comprise par les proches. 

Face à une amie, une sœur, une collègue qui traverse cette situation, il est fréquent de se sentir démuni.e. Que dire ? Que faire ? Par peur de blesser, on préfère parfois ne rien dire… mais ce silence peut accentuer son sentiment d’isolement.

Il est possible d’apporter du soutien, avec des mots justes et une présence adaptée. 

Et si on apprenait ensemble à mieux la soutenir ?

Fausse couche : Pourquoi parler d’arrêt de grossesse ?

La fausse couche correspond à une interruption spontanée de la grossesse avant 22 semaines d’aménorrhée (soit environ 5 mois de grossesse). Au-delà, on parle de mort fœtale in utero.

Je préfère cependant utiliser le terme « arrêt de grossesse » plutôt que « fausse couche », car ce dernier peut donner l’impression qu’il ne s’agissait pas d’une “vraie” grossesse. Et pourtant, la femme, le couple, a souvent commencé à se projeter avec cet enfant. C’est pourquoi il est essentiel de nommer cette expérience de vie avec des mots qui respectent son ressenti.

Cet article s’adresse également aux personnes confrontées à tous les types de deuil périnatal, qu’il s’agisse d’un arrêt naturel, volontaire ou médicalisé de la grossesse, ou d’une perte plus tardive.

Comprendre ce qu’elle traverse pour mieux l’accompagner après une grossesse arrêtée

Un deuil périnatal souvent minimisé

L’arrêt de grossesse est une perte invisible aux yeux de la société. Beaucoup de femmes entendent des phrases comme :« Ce n’était pas encore un vrai bébé », « Tu en auras d’autres » ou « La nature est bien faite, c’est que ça ne devait pas se faire. »

Ces paroles sont maladroites. Elles sont généralement bien intentionnées mais elles minimisent la douleur ressentie. Pour une femme qui a vécu une fausse couche, ce n’est pas “juste” une grossesse interrompue : c’est un projet de vie brisé, une perte réelle, un deuil périnatal à traverser.

Les émotions qu’elle peut ressentir

Chaque femme réagit différemment, mais on retrouve souvent :

  • Une profonde tristesse et un sentiment de vide
  • De la culpabilité (« Mon corps m’a-t-il trahie ? », “Je ne suis pas capable…”)
  • De la peur face à une nouvelle grossesse
  • De la colère face à l’injustice de la situation

Reconnaître que ses émotions sont légitimes et les accueillir sans jugement est une première étape essentielle pour bien l’accompagner.

Quels mots et gestes pour soutenir une femme après une fausse couche ?

Les paroles qui réconfortent 

Pas besoin de grands discours. Montrer que tu es là suffit : « Je suis là si tu veux en parler. » Tu peux également l’autoriser à ressentir et montrer ses émotions : « Tu as le droit d’être triste, c’est une vraie épreuve » ou encore « Je ne peux pas imaginer ce que tu ressens, mais je t’écoute. »

Avec ces phrases, tu l’invites à se confier, si elle le souhaite. Tu lui montres qu’elle peut compter sur toi quand elle en sentira le besoin.

Soutenir autrement

Parler, accueillir les émotions de quelqu’un d’autre… ce n’est pas facile pour tout le monde. C’est normal, ça se comprend. Mais tu peux aussi l’aider autrement. Tu peux : 

  • Proposer une présence discrète, sans imposer de discussions. Proposer de faire une balade par exemple, ou de prendre un thé ensemble.
  • Rester disponible sur la durée, pas seulement dans l’immédiat. Car le deuil peut être long et il faut respecter son rythme.
  • Offrir un geste concret, comme un message bienveillant ou une attention symbolique.

Ta seule présence fait vraiment la différence.

L’importance d’un accompagnement après une grossesse arrêtée

Pourquoi un accompagnement aide à traverser le deuil périnatal ?

Parfois, le soutien de l’entourage ne suffit pas. Ton amie, ta proche, peut avoir besoin de parler avec une personne neutre, pour mettre des mots sur son histoire et alléger sa charge émotionnelle. Elle peut également avoir besoin de retrouver une connexion avec son corps, pour apaiser la culpabilité et la douleur, et se préparer sereinement à une future grossesse

L’accompagnement du deuil périnatal

En tant que doula spécialisée dans le deuil périnatal, j’accompagne les femmes après une fausse couche, un arrêt de grossesse ou le décès du bébé après la naissance.

Je lui apporte du soutien au travers de rencontres où je crée pour elle un espace d’écoute doux et bienveillant, sans jugement, où elle pourra se confier librement.

Je propose également des soins du corps adaptés, pour se reconnecter à lui et libérer les émotions autrement. 

Et enfin, je mets à disposition un carnet d’écriture pour lui permettre de verbaliser son histoire par l’écrit et ainsi de garder une trace tangible de ce qu’elle a vécu.

Car chaque femme, chaque histoire mérite d’être entendue.

Soutenir une femme après une fausse couche : À retenir

Face à une femme qui traverse un arrêt de grossesse ou un deuil périnatal, voici les trois points clés :

  1. Reconnaître sa douleur et éviter les phrases qui minimisent son vécu
  2. Offrir une présence bienveillante et un soutien discret mais constant
  3. Lui proposer un accompagnement adapté, si elle en ressent le besoin

Si tu connais une femme qui vit cette épreuve, partage-lui cet article. Et si elle cherche un accompagnement spécialisé, je suis là pour elle.

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Témoignage : l’accompagnement de Stéphanie après un deuil périnatal

« Caroline m’a accompagné dans le cadre d’un deuil périnatal. Son suivi a été d’un soutien incommensurable et je la remercie de m’avoir aider pendant cette période. Elle est très à l’écoute, douce, empathique et rassurante, elle a su m’aider à écouter et accueillir mes émotions. »

Comme Stéphanie, l’important pour ton amie est qu’elle sache qu’elle n’est pas seule.

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