
Dans mon monde d’avant, on parlait chiffres, efficacité, rentabilité, temps passé. Ingénieure en électronique, puis manager dans l’industrie, j’évoluais dans un univers concret, mesurable, tangible.
Le monde des soins énergétiques, de la foi, des croyances, de la nouvelle lune ou de l’intention… ce n’était tout simplement pas mon monde. Pas parce que j’étais contre — c’était juste un autre univers, lointain, un peu flou. Dont on ne parlait pas autour de moi, ou que je ne voyais pas. Et si j’en avais une image, c’était celle de l’émission « Mystères » sur TF1 — tu t’en souviens peut-être ? Des maisons hantées, des traces de sang sur les murs, des objets qui volent… Des histoires présentées comme vraies, qui faisaient froid dans le dos. Pas vraiment engageant comme porte d’entrée.
L’astrologie ? Parfois, quand ça m’arrangeait. De loin.
Et puis la vie a décidé de me bousculer. Doucement. Avec insistance. Aujourd’hui, je suis praticienne en soins énergétiques, spécialisée en périnatalité. Je travaille avec des femmes enceintes, de jeunes mamans, et des mamans qui portent le deuil silencieux d’un bébé qu’elles n’ont pas eu le temps de connaître. Comment est-on passé de l’une à l’autre ? C’est ce que je te raconte ici.
Ingénieure, manager, et sceptique — qui j’étais avant
Un parcours ancré dans la rationalité et la technique
À la maison, chez mes parents, avec mon conjoint, au travail, avec mes ami.e.s… Dans aucun de ces endroits, on ne parlait de foi ou de spiritualité. (Sauf avec Maria 🥰) Peut-être que c’est tabou, comme le sexe ou l’argent ? En tout cas, ce n’était pas un sujet. Ça ne faisait pas partie de mon monde.
En tant qu’ingénieure, j’ai appris à résoudre des problèmes. À trouver la bonne équation. À aller du point A au point B par le chemin le plus logique et le plus efficace. En tant que chef de projet puis manager, j’ai appris à piloter, à mesurer, à rendre des comptes. C’était mon langage. Mon terrain. Et j’y étais à l’aise.
Mes émotions et moi : une relation compliquée
Si le monde énergétique m’était étranger, mes propres émotions ne m’étaient pas non plus très familières. Elles étaient là — bien présentes, même trop à mon goût. Fortes, débordantes, impossibles à « contrôler » ou à « maîtriser » comme j’aurais voulu. Les vivre pleinement ? Les accueillir ? Les comprendre ? Ce n’était même pas envisageable ! Il y avait un mur entre elles et moi. Elles arrivaient à passer par-dessus, avec fracas. Mais je n’étais pas connectée à elles. Pas à l’époque.
(Et d’ailleurs ceci explique cela !) (Je veux dire : c’est bien à cause de ce mur, parce que je n’étais pas connectée à elles, qu’elles débordaient autant. Ce serait trop long à expliquer ici, mais si ça t’intéresse, je t’en parlerai avec plaisir !)
Le monde des soins énergétiques me faisait peur — et je l’assume
Fin 2021, quand je m’inscris à ma formation de doula, j’ai une crainte bien précise : tomber sur des gens « perchés » et pire… être cataloguée comme telle et que ça nuise à ma crédibilité. Auprès des professionnels de santé avec lesquels je veux travailler en complémentarité. Auprès de mes futures clientes qui ont besoin de me faire confiance. Et quelque part, de manière plus inconsciente, auprès de mon entourage, de mes anciens collègues… tous ces gens qui me connaissent comme l’ingénieure rationnelle et les deux pieds sur terre. Perdre cette crédibilité-là, c’était une vraie peur. Alors j’y vais quand même. En me disant que je resterai moi — pragmatique, concrète, ancrée. Que je prendrai ce qui me correspond et laisserai le reste.
Et puis… avant même la première journée de formation, sur le groupe WhatsApp créé par les formatrices, une stagiaire propose… un “soin à l’utérus”. 😆 J’étais mal. Très, très mal. Bienvenue dans le grand bain.
La rencontre qui a tout changé
Quand la vie insiste… plusieurs fois
Isabelle — alias Shania sur le chemin — entre dans ma vie de manière très discrète. On fréquente le même cours de yoga. Mais je ne la remarque pas vraiment. C’est même elle qui me le rappellera plus tard. On se retrouve dans des réseaux d’entrepreneures locaux. Une fois, puis deux. Mais il y a pas mal de personnes… Un jour, elle cherche des cobayes pour pratiquer le Chi Nei Tsang — un massage énergétique abdominal d’origine taoïste. Je me porte volontaire. Pourquoi pas.
Mais c’est quand nos chemins se croisent à nouveau, lors d’une visio en ligne qui touche toute la France, que je me dis : “Encore elle ? Incroyable… Il faut que je lui propose de venir boire un thé”.
En plus, tu sais quoi ? Elle habite à 1km à peine de chez moi.
Je suis persuadée que la vie avait décidé qu’on ferait des choses ensemble, Isabelle et moi. Et elle a insisté jusqu’à ce que ça arrive.
Mes premières expériences de soins : ce que j’ai ressenti
Autour de ce thé, Isabelle me parle de ce qu’elle fait. De ses formations — Reiki, soin Essénien, Chi Nei Tsang, constellation familiale. De ses capacités, celles qu’elle a développées au fil des années.
Elle me propose de me faire quelques soins. J’accepte.
Honnêtement ? Sur le moment, je ne ressens rien de particulier. C’est agréable. Doux. Mais je ne perçois pas grand chose de spécial. Avec le recul, je comprends pourquoi : je n’étais pas assez connectée à moi-même pour percevoir ce qui se passait réellement.
Mais quelque chose se passe quand même. Quelque chose de plus subtil.
Apprendre à avancer à mon rythme, sans me forcer
Ce qui me touche chez Isabelle, c’est sa manière d’être. Elle est ouverte, patiente, bienveillante, elle ne juge pas. Elle ne cherche pas à me convaincre de quoi que ce soit.
Avec elle, je peux poser mes questions — même les plus naïves — sans me sentir honteuse d’en savoir si peu. Je peux avancer à mon rythme. Tester ce qui me parle, laisser ce qui ne me parle pas.
On travaille ensemble sur des choses plus précises. Mon harcèlement scolaire. Certains freins dans ma reconversion. Des nœuds bien réels, que je portais depuis longtemps sans vraiment le savoir.
Et doucement, sans que je m’en rende vraiment compte, j’ai de plus en plus envie d’en savoir plus. D’expérimenter moi-même. De comprendre, de toucher du doigt cette « énergie ». Mais j’ai toujours cette peur — celle de tomber sur des choses effrayantes. Tu vois le film « Le Sixième Sens » ? Ce petit garçon qui voit des morts partout, et dans l’état dans lequel ils sont morts 🥶 Voilà ce que j’imaginais. Et franchement, très peu pour moi.
C’est Christelle, une autre femme formidable, rencontrée elle aussi dans les réseaux d’entrepreneurs, qui me rassurera en me disant qu’il y a bien plus de “lumière” qu’autre chose.
Cette fois, je suis prête à me lancer ! Mais… par quoi commencer ? Isabelle me conseille le Reiki. Comme une première marche. Accessible. Concrète. À ma portée.
Du Reiki aux soins à distance — une progression pas à pas
La formation Reiki : le premier grand pas
Plus d’un an après ma rencontre avec Isabelle, je me lance. Formation Reiki niveau 1. Sans en parler à mon mari. Parce que j’appréhende un peu trop sa réaction. 😄 Je ne le fais pas dans une optique professionnelle. Je le fais pour moi. Pour comprendre. Pour expérimenter de l’intérieur ce que j’avais observé de loin. Et là, quelque chose se passe. Deux fois.
Le formateur « ouvre mon chakra coronal” — celui qui relie à l’Univers, à cette énergie que je ne savais pas encore nommer. À cet instant précis, je ressens des picotements dans mes pieds. Qui remontent le long de mes jambes. Jusqu’à mon bassin. Moi. L’ingénieure. La pragmatique. Mais ce n’est pas tout.
Pendant la formation, on s’entraîne les uns sur les autres. Pendant qu’on me fait un soin, je me concentre sur mes ressentis corporels. Je me sens oppressée — comme si ma cage thoracique n’arrivait pas à s’ouvrir pour me laisser respirer pleinement. Quand Frédéric termine son soin, le formateur lui demande ce qu’il a ressenti. « Rien », dit-il d’abord. Mais sur l’insistance du formateur : il s’est senti oppressé au niveau de la cage thoracique. Je n’avais rien dit, je n’en avais pas eu le temps. Je ne peux pas l’expliquer. Mais je ne peux pas non plus le nier.
Les soins à distance : au-delà de ce que j’imaginais possible
Huit mois plus tard, je me lance dans le niveau 2 de la formation Reiki. Durant cette formation, on apprend à utiliser 4 symboles. Chaque symbole a un son qui lui correspond et une utilité particulière. Et quand on prononce ces sons, je ressens des choses. Des choses cohérentes et différentes selon les symboles.
Quand on prononce le son du 3ème symbole — dont je ne connais pas encore l’utilité à ce moment-là — j’ai une sensation étrange. Ma tête semble se détacher de mon corps. Mon cou s’allonger. Ma tête… s’envoler. Bizarre ? Oui. Mais c’est le sentiment que j’ai. Et surtout : c’est cohérent avec ce que ce symbole est censé faire. Ce que je découvrirai seulement après. Car c’est le symbole du soin à distance — celui qui permet d’agir sur quelqu’un sans être physiquement présent
L’expérience qui m’a tout prouvé — ressentir les émotions de l’autre
Entre les 2 formations, je m’entraîne sur quelques proches. Notamment ma nièce, qui vit une période difficile. Pendant le soin, je ressens des émotions très fortes. Je me pose des questions, mais je les mets vite sur le dos de mon empathie. Ce sont mes émotions bien sûr. Sa mère est bluffée que j’ai réussi à calmer sa fille et me demande comment faire la même chose 😊
Quelques jours après la 2ème formation, je m’entraîne à nouveau. Sur mon collègue de formation. À distance. Et là, en pleine figure, je reçois une émotion. Forte. Très désagréable. Et qui ne m’est pas du tout familière — je ne la vis pas, je ne la reconnais pas comme mienne. Je suis très surprise, limite choquée, et je mets rapidement fin au soin. On débriefe ensemble. Et il me confirme que cette émotion, elle lui est malheureusement très familière. Qu’elle fait partie de son quotidien.
Ce jour-là, je comprends. Je suis capable de ressentir l’autre. Ses émotions. Son vécu. À des kilomètres de distance. Et d’agir dessus via un soin énergétique. Moi. L’ingénieure. Celle qui se demandait si tout ça était vraiment réel. Celle qui était persuadée que ce n’était pas pour elle.
De la pratique personnelle à la pratique professionnelle — le chaînon manquant
La constellation familiale, une découverte fascinante
Tout commence pendant ma formation de doula. Une stagiaire parle d’une série : Le Chemin de l’Olivier. Je ne connais pas. Je mets presque 2 ans à la regarder. Et je suis fascinée. La constellation familiale — cette approche qui permet de révéler et de libérer les dynamiques invisibles qui se transmettent de génération en génération — me parle immédiatement. Profondément. Sans que je puisse vraiment expliquer pourquoi à ce moment-là. Tout simplement magique.
Je garde ça dans un coin de ma tête. Et la vie, fidèle à ses habitudes avec moi, s’occupe du reste.
Quelques mois plus tard, des échanges avec d’autres doulas me mettent sur la piste de constellations familiales qui se déroulent pas trop loin de chez moi. J’y vais une fois. Puis deux. Puis je prends des rendez-vous individuels.
Sandra, la rencontre qui fait le lien
Sandra est infirmière puéricultrice, IBCLC, sophro-analyste, formatrice en communication connectée… et elle propose des constellations familiales en groupe ainsi qu’en individuel. Et elle est hyper intéressante ! Bon, au début, quand elle dit “On me dit…” en parlant de ces guides, c’est un peu étrange 😄 Mais on s’y fait. Sandra est à la fois douce et cash quand elle pense que c’est nécessaire pour nous aider à avancer. Bienveillante et rassurante. Une très belle personne.
Lors de mes premières constellations, j’ai encore cette vieille peur — celle de ne rien ressentir. De rester spectatrice, à l’écart, comme avant. Et puis je représente quelqu’un pour la première fois. J’ai des frissons. Je ressens du froid… Sandra m’explique naturellement : « C’est normal, la personne que tu représentes est décédée. Va chercher plus loin comment elle se sent. »
Je suis sciée.
Plus ça va, plus je m’y sens à l’aise. Un jour, je parle même « sans autorisation » — habituellement j’attends qu’on m’y invite. Mais là, je trouve injuste qu’on félicite quelqu’un et pas la personne que je représente. Alors je fais part de mon indignation. Sandra et la personne qui constellait éclatent de rire : elles reconnaissent parfaitement la personne que j’incarne.
Lors de mes propres constellations, Sandra m’aide à reconnecter ce qui s’était déconnecté : mon moi adulte, ma petite fille intérieure, mon corps, mon âme. Aujourd’hui je prends soin de cette petite fille en moi. C’est tout un sujet — peut-être l’objet d’un futur article. 😊
La formation des soins énergétiques en périnatalité — une évidence
C’est Sandra qui, lors d’un de nos rendez-vous, me parle d’une formation : « Soin énergétique autour de la périnatalité ».
C’est une évidence pour moi. Le chaînon manquant. Le lien parfait entre ce que je vis côté perso depuis des mois — le Reiki, les soins à distance, les constellations — et mon métier de doula, cet accompagnement des femmes autour de la naissance que je pratique depuis plusieurs années.
D’un côté, une ingénieure qui a appris à ressentir. De l’autre, une doula qui accompagne les femmes dans l’un des moments les plus intenses de leur vie. Et entre les deux : une formation qui réunit tout ça.
C’est juste parfait.
Ce que je propose aujourd’hui
Cette formation, c’est le point de départ de trois soins que je suis fière de proposer aujourd’hui. Trois soins qui combinent le Reiki, le tapping et les phrases de libération de la constellation familiale. Trois soins puissants pensés pour apporter un soutien précieux aux femmes — et à leurs bébés — autour de la naissance.
La Douce Venue — préparer maman et bébé à la naissance
Tu es enceinte et tu as quelques appréhensions — bébé n’est pas tête en bas, ou tu veux simplement mettre toutes les chances de ton côté pour un accouchement fluide et serein ? La Douce Venue s’adresse aux futures mamans qui veulent aborder la naissance avec légèreté et confiance. On identifie ensemble les blocages inconscients — les tiens, et parfois ceux de ton bébé — et on les libère. Pour que votre rencontre se passe dans la plus grande douceur. (Article dédié en cours de rédaction)
La Douce Renaissance — apaiser un accouchement difficile
Ton accouchement ne s’est pas passé comme tu l’espérais ? Tu portes encore ce vécu, ces émotions, voire peut-être ce sentiment d’avoir été dépossédée de ce moment ? La Douce Renaissance est là pour ça. Avec ton bébé, vous revenez sur ce qui s’est passé. Vous libérez vos émotions, vos croyances. Vous vous apaisez ensemble. Et vous repartez, plus légers tous les deux. (Article dédié en cours de rédaction)
Le Doux Apaisement — accompagner le deuil périnatal
Tu es maman d’une étoile. Et tu portes ce deuil, visible ou invisible, depuis trop longtemps peut-être. Le Doux Apaisement t’accompagne là où tu en es — que ta perte soit récente ou ancienne. On fait de la place à tout ce que tu n’as peut-être jamais pu dire. Et guidée par moi, tu trouves ton chemin vers la paix. (Article dédié en cours de rédaction)
La suite s’écrit avec vous
De l’ingénieure cartésienne à la praticienne en soins énergétiques périnatals — le chemin a été long, inattendu, biscornu, mais c’était le mien.
Je ne me suis pas réveillée un matin en décidant d’explorer cet univers. C’est cet univers qui est venu à moi. Doucement. Avec insistance. À travers des rencontres, des formations, des expériences que je n’aurais jamais imaginées possibles quelques années plus tôt.
Aujourd’hui, je suis fière d’être celle qui ajoute un nuage de douceur autour de la naissance. Celle qui accompagne les mamans — et leurs bébés — dans ces moments intenses, bouleversants, parfois douloureux. Avec tout ce que j’ai appris. Avec tout ce que je suis devenue.
Une formation sur l’écoute du bébé et de l’enfant se profile également à l’horizon — parce que ce travail ne s’arrête pas à la naissance.
Si tu ne trouves pas encore ces soins sur mon site, c’est simplement parce qu’il est en cours de mise à jour. Mais ils existent. Ils sont disponibles. Et je serais heureuse d’en parler avec toi.
Tu veux en savoir plus ? Envoie-moi un message — je te répondrai avec plaisir. 🌸